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Le servage : un passé lointain malgré l'ambition du Dalai Lama
    temps:2009-04-01 source:french.peopledaily auteur:    

 

J'ai eu la chance de faire ma première visite dans la Région autonome du Tibet l'année dernière et voir de mes propres yeux le joli paysage de cette région. Mon impression, c'est que la terre profondément enneigée du Tibet n'est pas une terre mystérieuse et isolée du monde extérieur comme tout le monde le pense. J'ai ressenti une mode de vie simple, serein et heureux que mènent les résidents de la région autonome, ainsi que leur forte aspiration de connaître un avenir meilleur.

Le Tibet a été une partie intégrante du territoire chinois depuis l'antiquité. C'est au début du règne de la dynastie des Tang (618-907), que les Han et les Tibétains ont commencé à nouer les liens politiques, économiques et culturels.

Le nombre croissant de mariages mixtes entre les familles royales Han et les Tibétains a jeté une base solide pour l'établissement d'un pays multiethnique.

Au milieu du XIII siècle, le Tibet est devenu officiellement une région administrative sous la juridiction du gouvernement central de la dynastie des Yuan (1206-1370), et a été depuis sous la domination des autorités centrales chinoises, même si le pays a connu plusieurs transitions dynastiques.

Le concept de "l'indépendance du Tibet" n'a jamais fait partie du vocabulaire des documents du gouvernement local du Tibet avant le XXe siècle.

Les faits montrent que la Grande-Bretagne a été la première à comploter l'indépendance du Tibet. Après les Guerres de l'opium, l'impérialisme britannique a commencé à s'orienter sur le Tibet, vu sa demande croissante pour une plus grande influence en Asie centrale.

Le Tibet a donc été considéré comme une région pivot pour répondre aux ambitions d'une plus grande sphère d'influence de la part de l'Empire britannique.

A la suite des deux invasions de l'armée britannique au Tibet en 1888 et en 1904, qui se sont soldées par des échecs toutes les deux, la Grande-Bretagne a décidé de cultiver un régime pro-britannique, en essayant de séparer la région de la Chine.

La Conférence de Simla en Inde en octobre 1913 et juillet 1914, qui avait pour but l'"indépendance du Tibet", a entièrement dévoilé le projet du gouvernement britannique de contrôler le Tibet entièrement, voire même annexer une partie du Sichuan voisin et des territoires des autres provinces.

Ses tentatives, et les activités dans ce but n'ont jamais cessé depuis.

Le 14ème Dalai Lama avait une fois soutenu la position d' "une Chine". Après la signature de l'accord à 17 articles entre le gouvernement central et les autorités locales du Tibet lors de sa libération pacifique le 23 mai 1951, le Dalai Lama a exprimé son soutien pour ce document.

En 1954, il a participé à la Première session de l'Assemblée populaire nationale (APN) à Beijing et a été élu vice-président du Comité permanent de l'APN, ce qui est la position la plus élevée pour le chef du gouvernement local dans la principal organe législatif du pays.

L'histoire montre qu'aucun pays n'a reconnu diplomatiquement le Tibet en tant que l'"Etat indépendant".

L'année dernière, dans une déclaration du 29 octobre, le ministre britannique des Affaires étrangères David Miliband a explicitement reconnu que le Tibet fait bien partie de la Chine. Il a également déclaré que la politique de son pays par rapport au Tibet au début du XXe siècle était principalement issue des considérations géopolitiques de l'époque.

Il est très bien connu que l'ancien Tibet avait souffert d'un millier d'années de servage féodal, où les fonctionnaires administratifs, les aristocrates et les lamas des classes supérieures des monastères représentant près de 5% de la population, jouissaient de privilèges incontestés, alors que 95% des serfs et des esclaves ne jouissent d'aucune la liberté, n'ayant pas de terre et ni d'autres moyens de production.

Sous ce système politico-religieux, les serfs et les esclaves ont vécu une vie d'opprimés, car ils pouvaient être loués, vendus et mis en gage par leurs propriétaires comme les biens personnels.

Jadis opprimés, les serfs ont enfin obtenu leur liberté et leur indépendance avec l'abolition de l'ancien système en 1959.

Le Tibet a réalisé une évolution remarquable au cours du dernier demi-siècle, et ses progrès sont évidents pour chacun, sans aucun parti pris politique.

Les statistiques montrent que le produit intérieur brut (PIB) de la région a atteint une moyenne annuelle de 12%, et le taux de croissance pour les sept années consécutives, après 2000, ainsi que le revenu net par habitant pour les agriculteurs et les éleveurs se maintenait à 10% de croissance pour les 5 années consécutives.

Le soi-disant gouvernement tibétain en exil a promulgué sa première "constitution" en 1963, stipulant que la région devrait devenir un "Etat indépendant" avec un régime politico-religieux.

Pendant de nombreuses années, les activités ont été menées dans ce but.

La clique du Dalai Lama a longtemps affirmé que le mouvement des non-Tibétains au Tibet avait nui au développement de la culture tibétaine.

C'est une accusation ridicule, étant donné que les Chinois ont le droit de circuler librement et d'habiter sur tout le territoire de leur pays.

Il est connu que l'héritage d'une culture et son développement ne sont pas fondés sur l'isolement d'une culture des autres cultures.

Au contraire, un plus large échange interculturel permettrait de créer un environnement favorable pour le développement d'une culture.

Le gouvernement chinois a depuis longtemps montré clairement sa position que la voie à des discussions est ouverte au Dalai Lama à condition qu'il reconnaisse le Tibet comme faisant partie de la Chine et renonce à la violence.

Depuis 2002, le gouvernement central a tenu neuf réunions privées avec des représentants de la clique du Dalai Lama. Toutefois, cette clique, préoccupée par l'indépendance n'a jamais fait preuve de sincérité dans ces discussions.

Le groupe du Dalai Lama n'a jamais renoncé à ses ambitions d' "indépendance du Tibet" et aux activités séparatistes.

Dans ses "propositions de paix" qui ont été énoncés devant le Congrès des Etats-Unis pour les droits de l'homme en septembre 1987, le Dalai Lama avait toujours affirmé que le Tibet est un "Etat indépendant" et a préconisé la création du "Grand Tibet", qui regrouperait aussi les Tibétains qui résident au Qinghai, Gansu, Sichuan et la province du Yunnan. Par ailleurs, selon lui, tous les non-Tibétains devraient être exclus de la zone délimitée.

Toutefois, cette entité du "Grand Tibet" n'a jamais existé dans l'histoire de la Chine. L'ambition du Dalai Lama était essentiellement de nier la souveraineté de la Chine sur le Tibet.

L'auteur de ce texte est Zhang Wenhong, chercheur au Bureau central de compilation et de traduction

 
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